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mercredi 4 novembre 2015

Voce : la mienne et celle de mon arrière grande tante italienne la cantatrice Angelica Pandolfini

En sautant trois générations, en écoute un audio-poème de ma composition et juste au-dessous, mon arrière-grande tante, Angelica Pandolfini immense cantatrice du début du siècle dont le buste est à la Scala de Milan, c'est la soeur du père de ma grand-mère maternelle italienne Maria Teresa Pandolfini.

J'ai découvert récemment ces enregistrements grâce à Youtube, de mon arrière grande tante datant de 1903, j'ai trouvé son vibrato et sa tessiture très proches des miens, très troublant, de constater qu'en sautant deux générations une tessiture pouvait se transmettre.. Le frère et le père d'Angelica, mon arrière grand-père et arrière arrière grand-père étaient eux aussi de grands chanteurs lyriques renommés. Je compose un aria d'opéra "Museum" dans mon futur CD "Post-Gradiva" (in Colloque des télépathes, Editions de l'Attente 2017) qui sera largement inspiré de cette aîeule et de l'atmosphère envouûante des gramophones de l'époque.












vendredi 18 septembre 2015

Entretien dans Poezibao

Entretien sur mon travail et notamment mon nouveau livre "Sunny girls" interrogée par Emmanuèle Jawad. Cliquer ici.ou sur le visuel


Poezibao

dimanche 30 août 2015

Un bel article de Ritta Baddoura sur "Sunny girls" (Poésie/Flammarion 2015) dans l'Orient Littéraire






"Poetic remake"  dans l'Orient Littéraire (supplément mensuel de l'Orient Le Jour) sur "Sunny girls" (Poésie/Flammarion 2015) cliquer sur ce lien ou le visuel ci-dessus.


Ici, le PDF de l'Orient Littéraire du mois d'Août
http://www.lorientlitteraire.com/pdf/OL-AOUT15-WEB.pdf


"Le Charme de Sunny girls réside dans la persistance d'une ingénuité teintée d'insolence insouciante propre aux très jeunes filles, et sur laquelle les menaces de débauche ou de meurtre planent".
                                                                                                                 Rita Baddoura

mercredi 5 août 2015

Entretien avec le poète Jean-Marc Baillieu autour de mon travail sonore, sur Libr-critique

Entretien publié sur Libr-critique (introduction de Fabrice Thumerel) avec Jean-Marc Baillieu, poète et essayiste : Sandra Moussempès ou la poétique de l'audio-poème.



[ENTRETIEN] SANDRA MOUSSEMPÈS OU LA POÉTIQUE DE L’AUDIO-POÈME, ENTRETIEN AVEC JEAN-MARC BAILLIEU




Suite à la parution du CD Vidéographia – disponible en édition limitée notamment chez les librairies Texture, Tschann (Paris) et l’Odeur du temps (Marseille) -, Jean-Marc Baillieu s’est entretenu avec l’auteure sur sa poétique de l’audio-poème. De ces quatre pistes émane une impression d’inquiétante étrangeté : murmures, boucles sonores, musique d’outre-tombe, voix lancinante et spectrale traduisent avec brio une envoûtante "pensée de rêve"… Aussi, de la même façon qu’à la lecture d’un texte de la poète, toute analyse devient spectrographie. /Fabrice Thumerel/
Sandra Moussempès, Vidéographia, performance sonore autour d’héroïnes filmiques, déplacements de corps et de voix, Violet Reason Record [violetreasonrecord@yahoo.fr], 2014, 10 €.

Sandra Moussempès est connue et reconnue pour soigner particulièrement et singulièrement ses lectures ou plutôt ses « dispositifs sonores » en public, dans des lieux dédiés à la poésie, mais aussi dans des structures d’art contemporain. Elle vient de publier Vidéographia chez Violet Reason Record, un CD qu’elle dit être « la bande-son matérialisée de Sunny Girls » un livre (coll. Poésie / Flammarion, 2015) unanimement salué par la critique. /Jean-Marc Baillieu/

J-M B. : A propos de votre pratique de l’oralité : existe-t-elle dès la conception des textes ou vient-elle (ensuite) comme une interprétation de la partition-texte ?
SM : En fait, il existe une musicalité intrinsèque à la création poétique, mais je ne peux pas vraiment parler d’oralité, plutôt de quelque chose qui m’échappe, se compose, s’écrit, avec une rythmique propre à la poésie ou ce qui pour moi fait sens poétique, des superpositions et des associations de pensées. L’oralité à proprement parler intervient bien après la fabrication du poème, lorsque du texte je décide de faire un nouvel objet, sonore cette fois-ci, que je nommerai audio-poème. Mais il y a des poèmes qui ne peuvent qu’être lus silencieusement ou de façon simple à voix haute.
Lorsque j’ai entrepris de composer le CD d’audio-poèmes Beauty Sitcom (inclus dans Acrobaties dessinées, éditions de l’Attente, 2012) en utilisant ma voix chantée, murmurée, distordue, stratifiée en écho à l’énonciation du poème, je souhaitais faire le lien entre ma pratique initiale du chant et mon travail d’écriture, avec sa jonction d’interface : les référents cinématographiques, ma relation aux films qui s’intègrent à l’énonciation du poème.
Je chante depuis 1984, je publie des poèmes depuis 1992, et je développe ce travail d’audio-poèmes depuis bientôt cinq ans, il a donc fallu tout ce temps pour que le lien entre ces deux pratiques fassent sens, pour que mon univers poétique puisse se matérialiser en une bande-son annexe, à écouter sur CD ou lors de lectures performées. Le dispositif sonore s’articule exclusivement autour de ma voix (je devrais dire mes voix), afin de coller au plus près de mon univers. Je souhaitais projeter le texte vers l’auditoire différemment car les lectures publiques où l’auteur se contente de lire son texte de façon linéaire m’ennuyaient un peu.
Dans Beauty Sitcom, la matérialisation des textes (enquêtes, fiction sentimentale, héroïnes filmées dans un environnement inquiétant, atmosphère vintage), s’incarne sous forme de bande-son annexe et autonome. C’est avant tout un travail sur la lecture augmentée vocalement, proposition qui n’est ni théâtre, ni concert, encore moins chanson. Central, le poème n’est jamais chanté. Mon chant crée une atmosphère filmique en bande-son annexe. Ce sont des Résurgences momentanées des sensations visuelles (poème et audio-poème inclus dans le CD Beauty sitcom, nouvelle version augmentée dans Vidéographia), en lien également avec des voix féminines qui ont pu m’influencer indirectement depuis l’enfance. Le chant est une réflexion du poème, un miroir sans tain.
La plupart de mes livres (principalement dans la collection Poésie / Flammarion, mais aussi aux éditions Fourbis et de L’Attente) questionnent la notion de temporalité et les sensations de déjà-vu, à travers les façades sociales, les stéréotypes notamment autour du féminin, d’icônes cinématographiques mais aussi le paranormal, le sacré. De façon assez autobiographique, les expériences physiques et psychiques s’enchaînent en pensées plus ou moins rythmées. La forme est donc une préoccupation autant que le contenu, je compose une pièce sonore et vocale de la même façon qu’un poème. En cela l’oralité s’inscrit comme une interprétation de la partition-texte. J’ai toujours créé des mélodies, des onomatopées. J’ai ce besoin de travailler mes différentes voix, certains y retrouvent le côté japonisant de princesses manga, la voix éthérée-atmosphérique de Liz Fraser ou de Kate Bush, les bruitages de Meredith Monk ou encore l’opéra (il se trouve que mon arrière-grand-tante Angelica Pandolfini était cantatrice). Tous ces référents m’ont effectivement influencée sans doute d’une façon inconsciente ; après l’écriture d’un livre, j’ai besoin de sensations plus organiques et tout peut me stimuler pour composer : un film, un dessin animé, des photos retrouvées, de la musique sacrée, du dubstep de Miami, conduire des heures la nuit sur l’autoroute. J’aime ce qui me perturbe, m’inquiète et m’envoûte. Les films que j’évoque dans Sunny Girls comme Zabriskie PointSpring BreakersCode inconnu, Sans soleil, … me correspondent, je les évoque, ainsi que des icônes pop, dans Vidéographia, bande-son matérialisée de Sunny Girls.
 
J-M B. : La collaboration avec un musicien fait-elle bouger les lignes ?
Oui bien évidemment, pour Beauty Sitcom il y a eu plusieurs collaborations, l’album s’est fait sur deux ans, s’est construit au fil des rencontres avec plusieurs musiciens sound designers venant de de la musique contemporaine et de l’electro. Ce CD de 9 titres m’a demandé beaucoup de travail car je ne suis pas productrice ni ingénieur du son, et je me suis retrouvée avec toutes ces casquettes à la fin du projet : devoir retravailler le son du mastering avec des audio-poèmes déjà mixés ou en impro, j’ai donc dû faire un travail méticuleux de rééquilibrage des basses, des aigus. Mais il est certain que la collaboration avec un musicien ou designer sonore est précieuse, les bases d’un son naissent à ce moment-là. J’amène mes mélodies de voix et l’idée générale du morceau, puis le musicien propose quelque chose, une façon de faire tourner en boucle un fragment vocal, donne une structure ; c’est le même travail que je fais en solo sur certains audio-poèmes que j’ai composés seule (Récipient de métal vert en duo avec Kristin Prévallet et Etudes d’interception dans Beauty Sitcom). Mais cela donne un son particulier à l’ensemble. Puis j’intègre les textes écrits, cela peut être toute une section ou seulement quelques mots, avec le musicien nous sélectionnons des boucles vocales qui se superposent avec mes autres voix off, les mots ainsi dits ou murmurés, stratifiés, s’extraient naturellement du poème comme une colone interne. J’aime bien alterner travail solo et collaborations musicales, aussi bien en lectures que sur mes CD. Mon nouveau CD Vidéographia (dont les textes sont extraits de Sunny girls paru récemment chez Poésie/Flammarion) a été entièrement réalisé en collaboration avec le musicien DJ Fred Daclon. Il a su donner une continuité à mon univers poétique dans son design sonore de ma voix de façon à donner une atmosphère un peu envoûtante ou perturbante. Et certains audio-poèmes de Beauty sitcom que j’ai composés et produits entièrement sont plus minimalistes, tout en gardant ce contraste entre douceur et effroi.
J’apprends de plus en plus à me débrouiller avec l’aspect technique de l’enregistrement, des logiciels. Sur scène, dans un dispositif avec un musicien sound designer, il y a une part d’improvisation, de dialogue entre nous (ce fut le cas notamment au festival Actoral 12 à Marseille) autour de la structure prédéfinie par avance, tandis que seule avec mon ordinateur et ma pédale d’effet, je suis un peu femme-orchestre. Le dialogue se fait autrement, avec l’auditoire plus directement. Je sais rapidement dans un lieu ou un événement les morceaux que je choisirai, si je lirai davantage de poésie (simplement à haute voix) ou si au contraire le contexte se prête davantage à chanter, par exemple à Paris, ma lecture performée à la Fondation Louis Vuitton dans un lieu si lumineux amenait une autre intensité que la soirée autour de mon travail à la Maison de la Poésie, plus intimiste, ou encore dans l’amphi-théâtre de l’ENSBA de Lyon devant les étudiants en conclusion d’un worshop, et lorsque j’interviens dans des endroits style usines désaffectées, c’est encore autre chose, selon l’acoustique aussi. Chaque partenaire musicien apporte en outre sa touche sonore à l’enregistrement et sur scène. Il faut qu’il y ait une sorte d’alchimie. Un peu comme dans un groupe de rock ou un duo. Dans les années 80 et 90, je chantais sur des projets et avec des groupes, en France, d'abord avec Captain' Scarlett à 19 ans, un étudiant qui recherchait une chanteuse et m'avait abordé à la fac  (Daniel Dauxerre qui était le premier manager du goupe Daft Punk appelé Darlin à l'époque) puis quand j'avais 23 ans (avec Jay Alanski puis Marc Collin pour le groupe Indurain) et en Angleterre (The Wolfgang Press que j'avais précisément rencontré à Paris ayant fait leur première partie) sur le label 4AD, puis en 1997 avec le DJ Berlinois de la scène electroTranse de Brixton, Kinky Roland (sur label de Boy Georges More Protein) que j'avais rencontré via une amie styliste Suzanne Deeken. Lors de ces expériences je composais ou j’interprétais des chansons, avec un couplet, un refrain, des paroles qui collaient à la musique, ou encore je faisais des featurings comme avec The Wolfgang Press ; avec la poésie sonore je sens plus libre. C’est la différence avec la pop ou le rock, en poésie sonore je peux détourner la structure d’une mélodie, comme rester sur un silence là ou on attend une reprise, ou encore poser un fragment de vocalises de musique concrète puis enchaîner sur quelque chose d’atmosphérique, voire de "sacré" comme dans le rituel d’une cérémonie. Toutes ces expériences passées m’ont vraiment appris à trouver ma voix justement, c’est aussi à force d’avoir travaillé en studio avec des gens talentueux comme le producteur de Cocteaux Twins qui officiait sur le dernier album de The Wolfgang Press, ou Adrian Sherwood producteur british de dub, que je me suis passionnée pour tout ce qui est enregistrement et travail de la voix.
Cela étant dit, la musique, comme le dessin ou la photographie que je pratique aussi nourrissent mon travail mais le poème reste au centre. C’est le travail d’écriture qui est essentiel pour moi, livre après livre, dans la constitution de mon univers propre.


(Cet entretien a aussi été diffusé via le E.trimestriel "Mobile" de Jean-Marc Baillieu)



samedi 21 mars 2015

Lecture/signature pour la parution de "Sunny girls" à la librairie Ptyx, Bruxelles, le 26 mars à 18h30

Lecture/rencontre à la librairie Ptyx le 25 mars, 18h30, Bruxelles pour présenter mon nouveau livre "Sunny girls" (Poésie/Flammarion 2015).

Infos ici

Librairie Ptyx, Ixelles

Soirée solaire le jour de l'éclipse, pour la parution de "Sunny girls" (Poésie/Flammarion 2015) à la libraire Texture, à Paris





Photo de fin de soirée par Texture, avec entre autre Joffrey Ferry,  Emmanuèle Jawad, Yves di Manno, Patrick Beurard-Valdoye, Philippe Annocque, Cyrille Martinez..


Une belle soirée dans la superbe librairie Texture (chez qui vous pouvez vous procurer "Sunny girls" ainsi que tous mes livres, y compris l'épuisé Exercices d'incendie).

vendredi 6 février 2015

jeudi 29 janvier 2015

Nouveau livre "Sunny girls" Editions Flammarion, collection Poésie, février 2015

Tout juste sorti de l'imprimerie, mon prochain livre "Sunny girls" paraîtra le 11 février 2015

                                   
"Sunny girls", Editions Flammarion, collection Poésie
Illustration de Joffrey Ferry
210 pages
ISBN : 978-2-0813-4191-3

Résumé de l'éditeur (quatrième de couverture) :

L'univers de Sandra Moussempès se situe à la croisée du réel et de l'imaginaire, du monde et de sa représentation, dont ses textes capturent les images et soulignent la part d'illusion. Malgré son titre, ce nouvel ouvrage émerge poutant d'une nuit plus secrète. Il y a beaucoup de références au cinéma et à la vidéo dans "Sunny Girls", mais les scènes qui se déroulent sous nos yeux sont étrangement distanciées : comme si la femme derrière la caméra (ou qui écrit face à l'écran) gardait constamment à l'esprit le caractère irréparaable de son geste : "Eléments du récit épique", les séquences se succèdent ainsi avec la netteté du rêve -ou du film qui en est peut-être l'émanation. Tout le trouble, tout le charme de la poésie de Sandra Moussempès naissent d'un tel écart, accompagnés de cet humour un peu acide qui n'appartient qu'à elle : "les poétesse qui misent sur le banal ne roulent pas en mobylette malgré les apparences". (Yves Di Manno)




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